Que retenir de la rencontre PQN-A sur les filières alimentaires et l’économie du territoire, le 17 octobre à St Jean d’Angély ?

21 Oct Que retenir de la rencontre PQN-A sur les filières alimentaires et l’économie du territoire, le 17 octobre à St Jean d’Angély ?

« Manger c’est incorporer un territoire »

C’est en invoquant Jean Brunhes, géographe du début du XXème siècle, que Nathalie CORADE a résumé l’esprit de la rencontre du 17 octobre dernier à Saint Jean d’Angély. Durant toute la journée, pas moins de 12 intervenants ont servi un copieux menu illustrant le thème de la journée « Filières alimentaires et économie du territoire »devant une centaine de participants.

 

Dès l’ouverture, Madame MESNARD, maire de Saint Jean d’Angély, a accueilli l’assemblée en évoquant l’histoire récente de la communauté de communes et l’orientation prise en matière de développement d’une filière agroalimentaire suite au départ de l’entreprise BROSSARD.

 

Après ce temps introductif, Nathalie CORADE, économiste et enseignante-chercheure de Bordeaux Sciences Agro a proposé un éclairage original en questionnant la relocalisation des filières alimentaires.

Dans la foulée, une agricultrice et un boulanger ont expliqué les objectifs de la Dynamique Céréalière, une filière blé-farine-pain créée en Poitou-Charentes depuis bientôt 10 ans. Puis une démarche similaire baptisée Herriko Ogia a été présentée par la chargée de mission du cluster Uztartu, en Pays Basque.

Deux autres témoignages sont venus clôturer la matinée d’échanges. Les expériences présentées concernaient la restauration collective : d’abord un partenariat mené entre la chambre d’agriculture des Deux-Sèvres et la plateforme d’approvisionnement Résalis, puis un groupement d’achat, animé par la communauté d’agglomération de Rochefort et l’organisation de producteurs pour répondre à cette nouvelle demande (éleveur de bovins viande et coordinatrice de producteurs maraîchers).

 

La pause méridienne a donné l’occasion aux participants de faire réseau en découvrant l’abbaye royale de Saint Jean d’Angély : ce patrimoine architectural remarquable a constitué le cadre d’un buffet élaboré à partir de produits locaux mais aussi d’échanges nourris sur des stands consacrés aux politiques publiques, aux initiatives de filières et à l’organisation des acteurs.

 

Dès la reprise en séance plénière, la chargée de mission de l’AFIPAR a restitué les résultats d’une étude sur les potentiels de développement et les conditions de réussite des magasins de producteurs en Nouvelle-Aquitaine. Deux responsables de la Coop-Atlantique, mobilisés par l’ARIANA, ont expliqué le positionnement de cette structure commerciale en matière d’approvisionnement et d’offre de produits locaux ou régionaux dans une logique de proximité (souvent à moins de 40 kms des magasins, relevant de l’enseigne SuperU).

Enfin, deux interventions orientées sur la valorisation de produits issus de circuits locaux ont bouclé la journée : la première concernait la création récente de la Cité du goût en Charentes Maritimes et la démarche Artisans gourmands. Enfin, le délégué général des Gastronomades a explicité l’origine de cette manifestation, née il y a 25 ans d’un appel à projets régional sur le thème des saveurs été mobilisant tous les maillons d’une filière locale, reliant les producteurs aux consommateurs grand public, grâce au saveur-faire de restaurateurs et de chefs renommés.

 

Nathalie CORADE devait conclure la journée sur une note d’optimisme en constatant que « le foisonnement va faire sens, même si tout le monde n’est pas d’accord sur tout ». Le débat reste ouvert, « l’important c’est aussi de retrouver de la valeur ajoutée à travers des modèles économiques équilibrés, qui se cherchent encore, oscillant entre massification et offre plus restreinte mais répondant aussi à des besoins bien identifiés ».

Retrouvez toutes les ressources de cette rencontre à St Jean d’Angély :

 

 

 

 

 

 

Contacts : xavier.steffan@pqn-a.fr  et  zoe.pujol@pqn-a.fr

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