Des pistes pour faire de l’environnement un moteur des Projets Alimentaires de Territoire

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Le RnPAT a conduit une étude sur la place effective de l’environnement au sein des Projets alimentaires territoriaux. Des préconisations en ont été tirées afin de donner aux objectifs environnementaux une place plus claire et mieux définie.

 

C’est un des six domaines d’action des Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) qui n’avait encore jamais été étudié par le Réseau national des PAT (RnPAT). Pour son stage de fin d’études, Oriane Marcadet, élève ingénieure agronome à Bordeaux Sciences Agro, s’est donc penchée sur l’environnement et plus précisément sur sa place effective au sein des PAT. « Beaucoup de PAT ne mettent pas en avant l’environnement, tout en menant des actions qui ont l’ambition de répondre favorablement aux enjeux environnementaux », constate l’étudiante.

 

 

L’environnement comme colonne vertébrale

 

Pour identifier des PAT à étudier, Oriane Marcadet a donc commencé par établir une définition du PAT environnemental (PATe). C’est-à-dire « tout PAT dont l’environnement a été utilisé comme levier pour développer un ensemble d’actions transversales à plusieurs domaines d’actions ». Colonne vertébrale du PAT, l’environnement est ce vers quoi toutes les actions se rapportent. Huit PAT (1) – répartis un peu partout en France – ont ainsi pu être retenus, correspondant plus ou moins à cette définition.

« Tous ne sont pas des PAT environnementaux, prévient Oriane Marcadet. Cependant, ils ont été retenus pour leur implication en matière environnementale ». Ces huit PAT ont fait de la transition écologique le fil rouge de leurs actions. Que leurs motivations soient liées à :

  • la préservation d’une ressource (l’eau notamment),
  • aux orientations stratégiques (la diminution de l’empreinte environnementale de l’alimentation par exemple),
  • à la nature de la structure porteuse/co-porteuse du PAT (Parc Naturel Régional, association),
  • ou s’appuient sur des dispositifs existants (Plan Climat Air Energie).

 

Trois préconisations

 

Pour beaucoup encore en émergence, ces actions se concentrent pour certaines sur la structuration de la filière BIO. Pour d’autres sur la restauration collective ou encore la sensibilisation. « Elles ont toutes comme point commun la logistique, souligne Oriane Marcadet. Mais là où les PATe se distinguent des autres, c’est qu’ils travaillent la logistique d’un point de vue environnemental. »

Des motivations des PATe à l’analyse de leur gouvernance, ce travail mené durant six mois a permis d’établir trois préconisations principales pour « faire de l’environnement un moteur de son PAT ». Celles-ci portent sur :

  • la collaboration avec les acteurs environnementaux  : DREAL, Agence de l’eau, déclinaisons locales de France Nature environnement, Centres permanents d’initiatives pour l’environnement, associations de citoyens…),
  • l’articulation avec des dispositifs existants,
  • l’inspiration par exemple avec des scénarios comme Afterres 2050. « Même si un PAT est déjà lancé, c’est encore rattrapable, assure Oriane Marcadet.

Je pense notamment qu’une articulation avec des dispositifs existants peut être très intéressante. »

 

Evaluer l’impact environnemental des PAT

Côté impact environnemental, aucun des huit PAT n’a mené une démarche d’évaluation. « A part l’outil de Cerema il n’existe pas encore d’outil dédié, fait remarquer Oriane Marcadet. Mais certains comme Angers Loire Métropole se sont quand même donné des objectifs chiffrés. D’autres envisagent de conduire une évaluation avec leur Plan Climat-air-énergie territorial. » Dans cette veine, des réflexions sont en cours. Il s’agit d’intégrer des indicateurs chiffrés concernant l’environnement dans l’appel à projet du Programme national pour l’alimentation.

 

(1) Métropole de Rouen Normandie  Communauté de communes Touraines Est-Vallées /Angers Loire Métropole / Communauté urbaine de Grand Poitiers / Sud-Ouest de la métropole parisienne / Département de la Nièvre / PETR du Pays Lédonien / PETR du Grand Briançonnais

Retrouvez toutes les informations complètes sur cette étude sur le site du RnPAT.

 

Vous souhaitez en savoir plus ?

Contact :

Fanny Laison, chargée de mission  Démarches Alimentaires de Territoire

E-mail : fanny.laison@pqn-a.fr

Tél : 06 31 21 56 09

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