Le CGEDD et l’Institut général des finances viennent de publier un rapport sur la revitalisation commerciale des centres-villes.m_centres-bourgs

Le commerce de détail et l’artisanat disparaissent des centres des villes moyennes. Cette dévitalisation s’accroît: le taux de vacance atteint 10,4 % en 2015, contre 6,1 % en 2001. Quelles sont les causes et comment freiner ce phénomène ? Un rapport avance cinq leviers d’action pour redynamiser ces espaces, pour lesquels le CGET met en place les dispositifs de revitalisation.

Les villes moyennes, en premier lieu celles de moins de 50 000 habitants, sont fortement touchées par la dévitalisation commerciale. Mais, ce phénomène structurel tend à concerner toutes les villes françaises. « La dévitalisation commerciale des centres des villes est un enjeu sociétal fort : son origine et ses conséquences dépassent le seul sujet de l’activité commerciale », note le rapport de l’Inspection générale des finances et du Conseil général de l’environnement et du développement durable.

Certes, la concurrence des hypercentres commerciaux en périphérie ou de l’e-commerce aspire l’activité des zones de chalandise. Mais la dévitalisation des centres-villes relève de la conjonction de différents facteurs : taux de chômage et de pauvreté élevés dans les villes moyennes touchées, logements inoccupés à cause de la cherté des loyers, perte de la population, fiscalité élevée des unités commerciales (baux de 20 % plus chers que la moyenne nationale), problème d’accessibilité (transport en commun, stationnement…), diminution de l’offre d’équipement et des services présents…

Le rapport – commandé par le ministre chargé de l’Aménagement du territoire, la ministre du Logement et la secrétaire d’État chargée du Commerce – souligne la nécessité de déployer une stratégie globale, avec une « approche intercommunale ».

Remis le 20 octobre dernier, il avance 16 propositions pour une reconquête commerciale, bâtie autour de cinq leviers d’action :

  • encourager la définition de stratégies locales pour le développement du commerce ;
  • mieux assurer les équilibres avec des règles d’urbanisme commercial rénovées ;
  • coordonner les acteurs (organisations de commerçants, élus, opérateurs et service publics, chambres consulaires…) ;
  • accompagner les commerçants dans leur adaptation au commerce de demain ;
  • mobiliser et gérer le foncier commercial.

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