Retour en 6 points sur la rencontre “Agriculture et alimentation” du 07 novembre 2019 à Agen

22 Nov Retour en 6 points sur la rencontre “Agriculture et alimentation” du 07 novembre 2019 à Agen

Près de 100 participants ont assisté à la rencontre organisée le 07 novembre 2019 à Agen (47) par PQN-A. Elle conclut un cycle de rencontres déployé en 2019 dans le cadre de la feuille de route régionale pour une alimentation durable et locale en Nouvelle-Aquitaine. Retrouvez les 6 points essentiels de cette rencontre “agriculture et alimentation” sur les les filières agroalimentaires au plus près des territoires de Nouvelle-Aquitaine.

Pas moins d’une douzaine de projets ont illustré l’ancrage des productions agricoles et alimentaires dans la région Nouvelle-Aquitaine. Ils confirment aussi la plus-value de filières agricoles et alimentaires : elles répondent à une demande croissante de produits locaux, tout en rémunérant mieux producteurs, éleveurs et agriculteurs.

 

1. Le Pays de l’Agenais, territoire d’accueil emblématique des filières alimentaires

Avec la présence de l’agropole à Estillac et du centre de ressources technologiques Agrotec des atouts de poids ont été avancés pour témoigner de la vocation économique du territoire en matière d’agriculture et d’alimentation.

Avec 113 entreprises et plus de 2500 emplois, l’agropole remplit bien ses missions d’accompagnement et d’accueil des entreprises relevant des filières alimentaires depuis près de 30 ans. Il bénéficie pour cela de l’expertise technique d’Agrotec, centre de ressources technologiques dédié à l’alimentation et d’une pépinière d’entreprises sur le site.

Avec le programme européen LEADER (Liaison Entre Actions de Développement de l’Economie), le Pays de l’Agenais, qui inclut la communauté d’agglomération agenaise dispose d’un outil financier appréciable. Ainsi, 3 projets ont été accompagnés récemment, comme par exemple, la création d’une plateforme alimentaire.
La présence du MIN Agen Boé, le marché d’intérêt national, constitue aussi un équipement emblématique à rayonnement national. Ce marché de gros ambitionne à la fois de moderniser ses installations et de renforcer des liens entre les producteurs et l’aval de la filière, que ce soit la Grande et Moyenne Surface (GMS) ou la restauration hors domicile…

 

2. La relocalisation des filières alimentaires en question

Pour Nathalie Corade, enseignante chercheuse à Bordeaux Sciences Agro, la relocalisation des filières alimentaires se pose à travers 4 questions, auxquelles quelques clés de lecture ont été proposées. Son cheminement a donné corps à une vision transversale pour « considérer les projets alimentaires de territoire comme des cadres d’opportunités intéressants pour la relocalisation des filières», sans pour autant s’enfermer dans une vision autarcique.

 

3. Et les producteurs dans tout ça ?

Deux filières en faveur de la valorisation de la viande bovine ont été évoquées. La première, Herriko Haragia (littéralement la viande du pays, en basque) est née d’une réflexion et d’un constat des éleveurs et des acteurs de la filière. En effet, c’est une activité locale plutôt secondaire dans la vie des exploitations. La production de viande ne contribue que marginalement au revenu des agriculteurs traditionnellement. Dès lors, comment s’organiser pour mieux engraisser les veaux et les vaches issues de cet élevage extensif ? En définissant un cahier des charges collectivement, en garantissant un prix rémunérateur et en associant tous les acteurs de la filière, abattoirs, transformation, négoce. Cette filière adossée à un cluster local Uztartu et avec l’appui de l’association EHLG connaît des débuts encourageants.

La seconde, est née au sein de la coopérative des éleveurs de la Marche, la CELMAR, en Limousin, localisée en Creuse et référençant 80 % de production (bovine comme ovine) sous signe de qualité. Dans le cadre d’une gouvernance fortement marquée par la voix des éleveurs coopérateurs, la coopérative s’est engagée depuis un an dans des tests de commercialisation. Vendre de la viande locale dans les établissements de restauration collective, favoriser la reconnaissance de la qualité des produits en circuits alimentaires locaux, c’est la mission confiée à une nouvelle attachée commerciale, sur des bassins de clientèle de proximité. Les premiers résultats confirment que cette orientation est payante !

 

4. Et si la demande de produits locaux n’était qu’une mode…

Ce n’est pas l’avis du directeur du supermarché Auchan de Villeneuve sur Lot, qui a donné des preuves tangibles de l’accroissement de ce marché dans la grande distribution. Convaincu par l’intérêt de recourir à des producteurs locaux dans ses rayons alimentaires, il n’hésite pas à participer aux rencontres de l’ARIANA. Cette dernière, l’association régionale des Industries alimentaires de Nouvelle-Aquitaine a ainsi imaginé le déploiement d’une marque territoriale « Produit en Nouvelle-Aquitaine ». Cette marque concerne aussi bien des producteurs, des transformateurs qui doivent donner plus de visibilité à l’offre alimentaire régionale, tout en bénéficiant d’un audit sérieux et reconnu par les acteurs de la distribution.

« Pour les magasins de producteurs fermiers, le bénéfice du produit local ne fait plus aucun doute ». D’après l’animatrice circuits courts de l’AFIPAR (Association de Formation et d’Information des Paysans et des Ruraux), les résultats d’une étude régionale ont révélé l’efficacité (mais aussi les contraintes) de ce modèle de coopération entre producteurs, quelle que soit la taille du magasin.
Dans la restauration collective aussi, l’introduction des produits locaux connait un réel engouement. Ainsi la filière bio connaît un véritable engouement qui conduit l’association Interbio Nouvelle-Aquitaine à multiplier ses actions d’accompagnement en direction des collectivités locales.

 

5. Continuer à valoriser les produits locaux, jusqu’à la fourchette

C’est le credo d’une jeune start-up bordelaise, My Farmers, qui s’évertue à mettre en relation les producteurs autour de Bordeaux et les restaurateurs. Elle recourt pour cela à de la technologie 2.0, en mobilisant « de la data en masse » et en recourant à des algorithmes sophistiqués. L’accès à l’information est transparent pour les producteurs comme pour les restaurateurs, ce qui permet d’ajuster au mieux la production au menu, et réciproquement. A la chambre des métiers et de l’Artisanat du Lot et Garonne, on y croit aussi, comme au niveau régional. C’est pourquoi, l’animateur s’évertue à réveiller le réseau des « artisans gourmands » sur le département : il s’agit à la fois de faire naître des vocations et d’inscrire des adhérents dans une démarche collective. Tout cela pour faire reconnaître la qualité des produits alimentaires autour de principes essentiels : fabriquer maison, innover, proposer un service de proximité et transmettre le savoir-faire.

 

6. Pour conclure, et pour en savoir plus :

La plupart des initiatives présentées au cours de cette journée ont été lauréates de l’Appel à Projets (AAP) régional en faveur des circuits courts et des démarches alimentaires de territoires en Nouvelle-Aquitaine. Cet AAP, initié en 2018 et cofinancé par l’Etat et la Région, est renouvelé en novembre 2019.
Le support de présentation de ces initiatives est accessible sur le site de PQNA, au même titre que plusieurs ressources essentielles

Nous vous mettons à disposition ci-contre les productions diffusées ainsi que programme, diaporama complet des interventions et liste des participants.

 

 

Vous voulez en savoir plus ? Contactez-nous !

Zoé PUJOL,chargée de mission
Tél : +33 (0)6 31 21 56 09
E-mail : zoe.pujol@pqn-a.fr
Xavier STEFFAN, chargé de mission
Té : +33 (0)6 31 26 44 23

Retrouvez nos ressources :

Retrouvez toutes les fiches d’expériences de cette rencontre à Agen :

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