Retour sur les ateliers web sur la place de l’agriculture et l’alimentation dans l’économie des territoires

Image de la vidéo du 1er décembre 2020

Quelles sont les stratégies des agriculteurs pour s’inscrire dans des circuits courts de commercialisation ? Comment accompagner un projet d’atelier de transformation des aliments ? Quelles innovations permettent de s’adapter aux attentes des consommateurs en période de crise sanitaire ? Comment les filières fruits et légumes mobilisent les organisations de producteurs pour mieux satisfaire les besoins de la restauration collective ?
Les ateliers web du 03 décembre étaient organisés pour répondre à ces questions en “passant à l’action”.

 

Le 03 décembre dernier, près de 90 participants néo-aquitains ont assisté aux ateliers “Passage à l’action”. Il s’agissait de la deuxième demi-journée de webinaire consacrée à la place de l’agriculture et l’alimentation dans l’économie des territoires. Au cours de cette visioconférence, onze ateliers simultanés se sont tenus. Ils proposaient d’aborder l’appui à la conduite de projet ou le retour d’expériences consacrés à des initiatives néo-aquitaines.

 

Introduction : regards croisés sur le webinaire du 18 décembre 2020

L’ouverture de la visioconférence du 03 décembre a donné l’occasion d’interpeller l’équipe organisatrice sur les points forts du webinaire du 18 décembre 2020.
En premier lieu, Xavier Steffan a mis en lumière la forte interactivité révélée par l’intensité des contributions faites dans les fils de discussion. Les participants avaient en effet la possibilité de poster leurs réactions ou commentaires via les onglets “Chat” et “Questions”.

Parmi les sujets récurrents et majeurs, notons plusieurs éléments.

  • Un fort consensus sur la remise en cause du système alimentaire mondialisé
  • La capacité de résilience du modèle local au regard du changement climatique, une voie intéressante à explorer
  • Les changements de mode de consommation, qui appellent à des conduites de culture et d’élevage plus vertueuses, à la recherche du moindre impact carbone
  • L’enjeu primordial de renouvellement des générations d’agriculteurs, pour garantir la diversité des exploitations. On ne peut pas se satisfaire de l’agrandissement des exploitations.
  • Le besoin d’accompagnement des collectivités rurales. Elles ont besoin d’un soutien en ingénierie pour bâtir des projets alimentaires,
  • Un besoin accru de connaissance et de références pour sensibiliser les élus et les décideurs : être démonstratif sur le rôle de l’agriculture et sur “l’effet multiplicateur” en matière d’impact économique
  • La nécessité de considérer les enjeux environnementaux et sociaux, au même titre que les approches purement économiques.

 

De la nécessité d’analyser plus finement les considérations agronomiques et les filières économiques

Dans un second temps, Zoé Pujol a souhaité réagir sur le déterminisme des activités agricoles dans un lieu donné. Elle a ainsi pris à rebours l’affirmation de Bruno Parmentier, selon lequel “la vigne s’est implantée dans le bordelais, car on ne peut pas y cultiver d’autre production”. Elle précise ainsi que : le développement de la viticulture dans le bordelais tient plus à la capacité de mise en commerce (les débouchés) et à la satisfaction d’une demande croissante d’une clientèle étrangère, dès le XIIème siècle. L’existence de voies navigables a ainsi grandement contribué à l’essor du vignoble bordelais et à la spécialisation viticole de la région.

 

L’agneau importé de Nouvelle-Zélande, nouveau paradigme d’une production moins émettrice en Gaz à Effet de Serre (GES) ?

Pour conclure, Coline Babaudou a souligné la nécessité de ne pas remettre en cause, à partir d’ un seul exemple, les initiatives de relocalisation de l’agriculture et l’alimentation sur le territoire français. Elle a notamment évoqué l’étude réalisée en 2006 par une université. Elle a insisté pour cela sur l’importance du changement de modèle productif : réduction des intrants dans les productions animales et végétales, développement des produits sous signe de qualité, organisation de filières de proximité, logistique mutualisée etc.

 

Onze ateliers menés de manière simultanée pour “passer à l’action”

Après la séance plénière, les participants ont été répartis dans deux catégories d’ateliers.
Certains avaient choisi de débattre collectivement de la conduite de projets dans les ateliers de codéveloppement.

Cinq projets concrets ont ainsi été examinés :

  1. Conserverie artisanale « Domaine Terra » – Saint Macaire (33)
  2. Transformation alimentaire des aliments – Limoges (87)
  3. Tiers-lieux agricole – Tulle Agglo (19)
  4. Mutualisation logistique pour la restauration collective – Mont’Plateau (86)
  5. Implantation de maraîchers bio – Grand Cognac (16)

D’autres ont préféré découvrir des retours d’expériences menés en 2019 et 2020.

Six ateliers se sont attachés à évoquer des initiatives engagées, parfois très abouties :

  1. un projet de coopération territoriale en faveur d’une filière locale Blé Farine sur le territoire Adour Landes Océanes
  2. la mise en place d’n drive fermier en Gironde et une action “titre à compléter” en situation de crise
  3. une recherche sur l’agri-urbanisme et dév territorial : ferme urbaine de Floirac
  4. l’analyse comparée de diverses organisations de circuits courts par les agriculteurs
  5. le développement de la filière 4ème gamme en lien avec la restauration collective
  6. l’organisation de filières Fruits & Légumes pour l’approvisionnement de la restauration collective

 

Une synthèse express illustrant la diversité des projets agricoles et alimentaires en Nouvelle-Aquitaine

En guise de clôture de la visioconférence, les 11 rapporteures et rapporteurs, ont proposé une lecture des points forts des différents ateliers.
(Re)visionnez cette synthèse, réalisée en moins de 30 minutes !Elle illustre la multiplicité des actions menées en faveur de l’agriculture et de l’alimentation pour favoriser le développement économique. On y découvre l’ancrage local des circuits de productions agricoles. Dans certains cas, c’est l’ensemble d’une filière alimentaire locale – voire régionale- qui sont présentés.

Chaque atelier fera l’objet d’un compte-rendu synthétique, accompagné parfois de supports de présentation des projets.

 

Vous souhaitez en savoir plus ? Contactez PQN-A !

Coline Babaudou, chargée de mission

Tél : +33 (06) 73 63 17 12

E-mail : coline.babaudou@pqn-a.fr

 

Zoé Pujol, chargée de mission

Tél : +33 (0)6 31 21 56 09

E-mail : zoe.pujol@pqn-a.fr

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