Porté par le Comité de bassin d'emploi (CBE) du Mellois et France Travail, cette action a consisté à accompagner des groupes de 10 seniors en recherche d'emploi. Différents ateliers ont jalonné ce parcours. A noter : l'élaboration d'un recueil de paroles concernant les préjugés des seniors sur eux-même et la construction d'un argumentaire sur les points forts des seniors. Résultats ? un public remobilisé qui part en formation, trouve un emploi ou reste très motivé pour rester sur le marché du travail. En octobre 2025, les acteurs locaux poursuivent cette action avec un événement réunissant employeurs et travailleurs expérimentés.
L'association d'aide à domicile en Charente maritime emploie 180 auxiliaires de vie. Elle doit faire face à un taux d'usure professionnel et d'absentéisme élevé, caractéristique de ce secteur d'activités.
A partir de 2020, l'association a engagé une démarche de montée en compétence sur l'utilisation du matériel médicalisé à destination de toutes les auxiliaires de vie. Avec l'aide d'une ergothérapeute, les salariées ont déconstruit les mauvaises postures et élaboré ensemble des bonnes pratiques pour préserver la santé de chacun.
Cette démarche réflexive et participative a grandement bénéficié de l'expérience des salariés seniors qui ont partagé leurs savoir-faire et été missionnées comme "référentes matérielles". Cette formation a contribué à renforcer l'attractivité du métier. Finalement, cette action permet un management plus fluide, une qualité de vie au travail renforcée et un service de meilleure qualité rendu aux usagers.
Le groupe Euralis emploie 5000 salariés dans le sud-ouest. Il est composé de plusieurs pôles d'activités : activité agricole, activité de semence (recherche et développement, production et commercialisation), élevage de canard et activité traiteurs. Les ¾ des salariés sont des cols bleus (sites industriels, silo, magasins Point Vert, sites marchands, logistiques).
Si beaucoup de solutions existent dans les dispositifs légaux et les accords d'entreprises sur les fins de carrière, l'ensemble de ces outils est relativement méconnu des salariés, y compris des seniors.
L'entreprise a donc décidé d'agir à deux niveaux :
- Mise en place d'un entretien de troisième partie de carrière à partir de 58 ans pour tracer des perspectives sur la fin de carrière : quelle évolution dans le poste ? quelle possibilité de diminution du temps de travail ? quelle date de fin ?
- Elaboration d'un document (en lien étroit avec les syndicats) qui explique les différentes solutions possibles et dispositifs mobilisables.
Cette démarche engagée en 2024 éclaire la trajectoire des salariés seniors jusqu'au départ en retraite, contribue à préciser leurs souhaits et permet éventuellement de les faire évoluer vers des missions nouvelles.
Implantée en Charente, Dordogne et Gironde, cette banque coopérative compte 1000 salariés avec une pyramide des âges vieillissante. Plusieurs pratiques sont mises en place pour répondre au défi de l'emploi senior :
- le tutorat. Il s'agit de faire appel à des collaborateurs volontaires qui ont au moins 5 ans d'ancienneté pour accompagner les nouveaux salariés. Quarante tuteurs sont mobilisés en continu dont une trentaine de collaborateurs de plus de 50 ans,
- un dispositif pour alléger la charge mentale des salariés aidants. Ces derniers peuvent faire appel à des coachs et des thérapeutes, certains travailleurs de + de 50 ans ayant une double charge mentale avec à la fois des enfants à accompagner et des parents en fin de vie,
- un dispositif de dons de congés entre salariés.