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Agir en tant que territoire pour une meilleure santé : alimentation, activités physiques et lutte contre la sédentarité

Charlotte Genet
Publié le 03/03/2026
Temps de lecture : 9 min
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Mandaté par l’ARS Nouvelle-Aquitaine, PQN-A lance à partir de 2026 un cycle d’accompagnement des collectivités territoriales pour amplifier l'engagement et la qualité de leurs actions en matière de nutrition (alimentation, activités physiques et lutte contre la sédentarité).


 

La santé, une priorité pour les français et pour les collectivités en tant que garantes de la cohésion sociale

Selon une étude CSA pour France Asso Santé,  la santé est la priorité des Français parmi leurs attentes envers leur maire. Bien que le développement de l’accès aux soins reste l’enjeu principal en matière de santé, favoriser la création d’environnements favorables à la santé arrive en tête des attentes pour 13 % des personnes interrogées.

En tant qu’acteurs à part entière de la santé, les élus locaux ont la responsabilité d’agir pour faire de leur territoire un environnement favorable à la santé des habitants. Ils peuvent non seulement favoriser l’accès aux soins et à la prévention pour tous, mais aussi prendre en considération la santé dans toutes les politiques et agir sur ses déterminants. Parmi ces déterminants, on retrouve l'alimentation, l’activité physique, la sédentarité, les trois éléments qui composent ce que l’on appelle la nutrition.

“Agir sur les déterminants de santé, c’est agir pour prévenir l’apparition de la maladie. L’alimentation, l’activité physique ou encore la lutte contre la sédentarité sont des leviers puissants pour réduire les risques de maladies chroniques et préserver l’autonomie tout au long de la vie” 

Stéphanie Rist, Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées

En effet, aujourd’hui, la promotion d’une meilleure nutrition doit progresser eu égard au contexte : si certains indicateurs se stabilisent - surpoids et obésité - d’autres se dégradent - diabète, pratique de l’activité physique, notamment chez les femmes et enfants, sédentarité, dénutrition notamment chez les séniors, etc. - Le phénomène le plus marquant étant l’accroissement des inégalités sociales de nutrition.

4 fois plus : c’est le risque d’obésité chez les personnes les plus défavorisées (22 % contre 6 % chez les plus riches) 

Les inégalités de santé ne sont pas dues aux seuls comportements individuels, mais aussi aux conditions matérielles des personnes, aux caractéristiques environnementales de leurs lieux de vie et de travail et aux facteurs psychosociaux. 

En tant que garantes de la cohésion sociale, les collectivités ont donc un rôle majeur à jouer pour agir sur les déterminants de santé en accentuant leurs actions, notamment auprès des publics les plus précaires.

Une politique nationale qui vise à se décliner localement

Publiée en février 2026, la Stratégie Nationale pour l’Alimentation, la Nutrition et le Climat (SNANC) marque une nouvelle étape dans la transition vers un modèle alimentaire plus juste, plus sain et plus durable, en rassemblant pour la première fois les politiques de nutrition, d’alimentation et de climat au sein d’un cadre unique. Pour cela, elle s'appuie sur le Programme national pour l'alimentation (PNA) et le Programme national nutrition santé (PNNS).

Cette stratégie nationale vient conforter le rôle des Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) en matière de justice sociale, qui était déjà souligné dans le cadre du PNA 3. En effet, dans ce dernier, les PAT étaient mentionnés comme des outils transversaux au service notamment des trois axes stratégiques de cette politique, à savoir : 

  • La justice sociale (amélioration de la qualité nutritionnelle et diversification de l’offre alimentaire, lutte contre la précarité alimentaire …)
  • La lutte contre le gaspillage alimentaire
  • L'éducation alimentaire (prioritairement en direction de la jeunesse)

En matière de gouvernance, elle pointe la nécessité d’articuler territorialement les PAT avec les autres acteurs pouvant agir sur les questions d’alimentation et de mobilités, tels que CLS, PCAET, Ateliers ville santé, Villes actives PNNS, etc.

Les PAT reposent sur une approche transversale de l’alimentation et des acteurs impliqués. Ils doivent être un levier pour promouvoir les actions portant sur une alimentation durable favorable à la santé pour tous. Il s’agira de favoriser une meilleure articulation entre les dispositifs existants, afin de renforcer l’efficacité et la cohérence des dynamiques territoriales en matière de promotion de l’alimentation durable favorable à la santé pour tous et mettre en œuvre des actions au plus près des besoins des habitants. Des partenariats avec les dispositifs sport-santé existant sur le territoire pourront également être valorisés" (SNANC, 2026).

Ainsi, derrière l’enjeu commun de santé publique, il existe un réel besoin de transversalité afin que les actions portées par les collectivités en matière d’alimentation (ex : restauration collective), de santé (ex : Maison Sport Santé), de mobilité (ex : développement des mobilités actives) soient cohérentes. 

PQN-A au service de la transversalité des politiques publiques

En tant que centre de ressources régional sur le développement territorial, PQN-A accompagne les collectivités sur le déploiement de stratégies et d’actions transversales, en réunissant les acteurs dans des réseaux spécifiques (Politique de la ville, Politiques contractuelles, emploi, transitions, inclusion numérique, revitalisation des centres-villes et centres-bourgs, agriculture et alimentation).

Suite à la révision du Projet Régional de Santé en 2023,  l’ARS Nouvelle-Aquitaine s’est tournée vers le Groupement d’Intérêt Public (GIP) PQN-A pour s’adresser aux collectivités territoriales et ainsi déployer l’adhésion à la charte PNNS, afin de dynamiser l’atteinte des objectifs du PNNS.

La charte d'engagements PNNS "Collectivités” est un outil de pilotage visant à faciliter la mobilisation des acteurs locaux sur l’importance de la nutrition comme déterminant de santé. Chaque signataire de cette charte s’engage à promouvoir les repères et recommandations du PNNS en mettant en œuvre tous les ans une ou plusieurs actions dans un ou plusieurs de ces domaines d'intervention : 

  • l'information-communication en nutrition (activité physique et/ou alimentation)
  • l'éducation pour la santé en nutrition
  • la formation en nutrition
  • l'amélioration de l'offre alimentaire
  • l'amélioration de l'offre d'activité physique et sportive ou de l'offre d'activité physique adaptée
  • l'aménagement du territoire favorable à l'activité physique et à la lutte contre la sédentarité
  • la promotion des mobilités actives (vélo et marche).
     

Pourquoi et comment agir sur mon territoire ?

Est-ce que l’impact de la nutrition est réellement un enjeu majeur sur mon territoire ? Comment intégrer la santé dans les différentes politiques publiques que porte ma collectivité ? Par où commencer lorsqu’on veut agir sur les questions d’alimentation, d’activités physiques et de lutte contre la sédentarité ? Comment mieux travailler avec les autres services de la collectivité qui agissent également sur ces sujets ? Comment utiliser la charte PNNS comme un outil de pilotage et de valorisation de mes actions ?

Si toutes ces questions vous interrogent, ce cycle d’accompagnement est fait pour vous !

 

Il se déroulera en plusieurs étapes : 

  • Améliorer sa connaissance sur les enjeux de la nutrition  (alimentation, activités physiques et lutte contre la sédentarité)
  • Se connecter aux ressources et écosystèmes d’acteurs pour agir sur les enjeux de nutrition sur mon territoire 
  • S’engager dans une démarche en faveur de la nutrition sur mon territoire. 


PQN-A se tournera vers des professionnels de la nutrition et de la santé publique afin d'apporter, lorsque cela est nécessaire, une expertise précise sur ces sujets. Citons notamment les réseaux d’acteurs déjà existants, comme Promotion Santé, les professionnels labellisés PNNS, les Délégations départementales ARS, etc.

Au programme, des temps de sensibilisation en distanciel, des rencontres interdépartementales, des groupes de travail en distanciel, un accompagnement de territoires pilotes en cohorte, des outils visant à faciliter le passage à l’action, etc. Que vous soyez novice ou avancé sur ce sujet, l’objectif de PQN-A est de pouvoir vous aider à passer à l’étape suivante.

Toujours dans cet objectif de transversalité, ce programme visera des élus et techniciens de différents horizons techniques : élus et chargés de mission PAT, coordinateurs CLS, mais aussi chargés de mission politique de la ville (la question de la nutrition étant un enjeu récurrent dans les quartiers politique de la ville), chargés de mission politique sportive, chargés de mission Éducation, chargés de mission transition et politiques contractuelles, etc.

 

Alimentation, activités physiques et lutte contre la sédentarité, pourquoi agir sur mon territoire ? 

Cette question sera traitée lors d’un premier webinaire le 22 avril 2026.

Au programme : 

  • L’intervention d’un expert en santé publique qui soulignera l’intérêt pour une collectivité de s’engager en faveur de la nutrition sur son territoire
  • Une présentation des enjeux de la nutrition territorialisés en Nouvelle-Aquitaine réalisée par l’ORS
  • Une interview croisée entre deux représentants de collectivités territoriales déjà engagée sur les questions d’alimentation, d’activités physiques et de lutte contre la sédentarité.


[inscription à venir dans notre lettre d’information et par mail inscrivez vous.]


 

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