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Au Pays Basque, un observatoire pour mieux connaître la précarité alimentaire

Publié le 24/03/2026
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L’Observatoire des précarités du Pays Basque a été créé en 2021 sous l’impulsion du Centre Intercommunal d’Action Sociale. Après s’être intéressé au logement et à l’hébergement d’urgence, il s’est penché sur la précarité alimentaire. Pensé comme un outil d’aide à la décision, cet observatoire fournit des données quantitatives et qualitatives, ainsi que des témoignages de bénévoles et de bénéficiaires.

Page couverture_Observatoire précarité alimentaire_CAPB 2023

Pourquoi un observatoire de la précarité alimentaire ?

Depuis sa création en 2021, l’Observatoire des précarités du Pays Basque s’intéresse chaque année à une thématique qui fait l'objet d’une publication. Il est accompagné dans ce travail par l’AUDAP, l’Agence d’Urbanisme Atlantique et Pyrénées. Après le logement et l’hébergement d’urgence, le pilote de l’observatoire, le Centre intercommunal d’action sociale (CIAS) a souhaité travailler sur la précarité alimentaire. “En 2018, une analyse des besoins sociaux a montré que cet enjeu devenait de plus en plus prégnant sur notre territoire, indique Stéphanie Hiriarte, chargée de mission Alimentation durable à la CAPB. C’est pourquoi l’une des orientations du projet alimentaire territorial (PAT) voté en 2020 et porté par la CAPB porte sur la précarité alimentaire.”

Une étude a d’abord été menée par la CAPB et le CIAS Pays Basque afin d’identifier les “zones blanches” où il faudrait créer des épiceries sociales. Sur la base de ces résultats, “nous avons décidé de consacrer la deuxième édition de l’observatoire à la précarité alimentaire car comme pour le logement et l’hébergement d’urgence, nous constations une augmentation des demandes et l’apparition de nouveaux publics qui poussaient les portes des dispositifs d’aide alimentaire, explique Nathalie Arthapignet, chargée de développement social à la CAPB. C’étaient des travailleurs pauvres, des personnes à la retraite ou encore des familles monoparentales. Les structures du territoire nous disaient aussi que la demande explosait.”

Comment cet observatoire a-t-il fonctionné ?

Le travail de l’observatoire a été animé par Nathalie Arthapignet et l’AUDAP. A partir de septembre 2022, un groupe restreint composé des administrateurs du CIAS et un groupe élargi composé d’acteurs de l’aide alimentaire et sociale (1) se sont réunis un mois sur deux en alternance. 

“Les réunions ont d’abord servi à poser le cadre, à expliquer ce qu’était un observatoire et à quoi il servait, retrace Nathalie Arthapignet. Il fournit un état des lieux qui est mis à disposition et chacun peut s’en saisir comme il le souhaite. C’est un outil d’aide à la décision.”

Nathalie Arthapignet, chargée de développement social à la CAPB

Entre chaque réunion, les membres des deux groupes ont travaillé sur quatre volets :

  • La collecte de données portant sur les publics, les bénévoles, les organismes d’aide alimentaire et les travailleurs sociaux
  • Le recueil de témoignages de bénéficiaires, de bénévoles, de structures d’aide et de travailleurs sociaux
  • L’identification des besoins non couverts
  • Le repérage d’actions menées sur d’autres territoires

Les bénévoles de 18 structures de l’aide alimentaire ont assuré la collecte de données, le recueil de témoignages et l’identification des besoins non couverts au travers de questionnaires. Pour chaque structure, les questionnaires ont été orientés vers un panel de publics ciblés afin de couvrir la diversité des profils bénéficiant de l’aide alimentaire : secteur géographique (littoral, rural, périurbain), typologie de ménages (famille monoparentale, jeune, retraité), situation par rapport à l’emploi (chômeur, sans emploi, personne au foyer). “Il y a deux publics que nous n’avons pas réussi à interroger, relève la chargée de développement social. Ce sont les personnes qui vivent dans la rue et les agriculteurs à la retraite.” 211 questionnaires ont néanmoins été collectés en un mois.

Le comité restreint s’est quant à lui chargé de donner les grandes orientations et de s’assurer qu’elles étaient respectées. Il a aussi participé au benchmark, relu et, quand cela était nécessaire, modifié les premières versions de la publication. Validée à la fois par le comité restreint et le comité élargi, la version finale a été présentée en mars 2023.

(1) Banque Alimentaire, Restos du cœur, Secours catholique, Croix-Rouge, Secours populaire, Table du soir, épiceries sociales, Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS 64), le CROUS, Bâtis les solidarités

Quelle est l’utilité de cet observatoire ?

Pour les acteurs de l’aide alimentaire : “l’un des premiers objectifs de cet observatoire était de créer un espace de partage collectif entre les acteurs, souligne Nathalie Arthapignet. Nous voulions à la fois leur permettre de mieux se connaître, qu’ils puissent échanger leurs expériences, et qu’ils croisent leurs regards sur différents enjeux et besoins du territoire.” Cet espace leur a également donné l’occasion d’expliquer leur fonctionnement et d’exprimer leurs besoins. 

Pour les élus : mieux connaître les publics en situation de précarité alimentaire et le “qui fait quoi” sur le territoire. Stéphanie Hiriarte constate par ailleurs que “l’étude sur les épiceries sociales puis cet état des lieux ont fait progresser le sujet de la précarité alimentaire dans l’esprit des élus”. En outre, les informations mises en lumière par l’observatoire ont alimenté l’axe “précarité alimentaire” qui figure dans le deuxième plan d’actions du PAT voté en septembre 2025.

De manière générale, l’état des lieux de la précarité alimentaire au Pays basque a permis d’établir des indicateurs clés : nombre de personnes concernées, quantité de produits distribués par la Banque alimentaire, nombre de bénévoles… “Nous allons suivre ces indicateurs tous les trois-quatre ans afin de les tenir à jour”, prévoit Nathalie Arthapignet. Il a aussi servi à identifier les limites des actions déployées et les besoins du territoire, tant du côté des bénéficiaires que des structures d’aide.  

Politique publique et financements

Programme national pour l’alimentation 2019-2023

L’étude sur les zones blanches en matière d’épiceries sociales a été financée par : la Région Nouvelle-Aquitaine dans le cadre du Contrat de développement et de transitions, et l’appel à projets 2019 du Programme national pour l’alimentation. Cette étude s’inscrit dans les politiques publiques menées par la CAPB et le CIAS Pays basque en faveur de l’alimentation durable et de l’action sociale.

Plus d’informations

Nathalie Arthapignet, chargée de développement social à la CAPB

n.arthapignet@communaute-paysbasque.fr 

07 64 56 20 01

Stéphanie Hiriarte, chargée de mission Alimentation durable à la CAPB

s.hiriarte@communaute-paysbasque.fr 

06 10 89 11 58

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