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Parole d'acteur #28 - Daniel Gueysset, élu à Saint-Priest-sous-Aixe (87) : "Pour des usages numériques en pleine conscience"

Publié le 03/02/2026
Temps de lecture : 3 min
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À l’occasion de son enquête auprès des collectivités de Nouvelle-Aquitaine sur leurs pratiques et besoins en matière de numérique responsable, PQN-A a donné la parole à des acteurs locaux, techniciens et élus. Parmi eux figure Daniel Gueysset, élu à Saint-Priest-sous-Aixe (87), délégué culture, communication et numérique.

Qu’est-ce que le numérique responsable selon vous ?

Le numérique responsable ce n’est pas forcément la décroissance numérique ; c’est utiliser le numérique en pleine conscience, c’est-à-dire en ayant conscience des impacts que nos usages ont sur l’environnement mais aussi, avec l’IA par exemple, sur nos compétences et notre temps libre.

Pour cela, il n’y a qu'une chose : la formation et la sensibilisation. Je ne suis assez technophile, mais il faut être conscient que le numérique prend de plus en plus de ressources énergétiques. On a presque doublé en quelques années. 

Comment votre collectivité porte-t-elle le sujet du numérique responsable ?

Quand j’ai commencé à assister aux réunions numériques de l’EPCI du Val de Vienne, c'était clairement sur les projets de fibre optique et de haut débit pour tous. Une fois que le réseau est fait, les collectivités ont certainement l’impression que leur travail est terminé. Les élus pensent souvent que nous ne devons nous préoccuper que des usages numériques des mairies et des écoles. Mais c’est faux ! On devrait sensibiliser tous les agents, mais aussi tous les administrés. On pourrait aussi être proactifs sur les temps de coupures. Par exemple, on pourrait équiper toutes les écoles de prises connectées, couper le wifi la nuit, etc. Ça économiserait de l’énergie. Ce sont de bonnes pratiques à infuser dans les bulletins municipaux, dans les formations des agents. 

Comment les citoyens peuvent-ils être impliqués dans l’animation du projet de territoire que représente le numérique responsable ?

Les citoyens sont regroupés en associations et les petites communes en comptent énormément. Sur mon territoire, on a, par exemple, une association “3D” qui porte les valeurs du développement durable, mais il y a peu de choses sur le numérique responsable. 

On pourrait imaginer que cette association fasse une sensibilisation à mieux utiliser le cloud, les pièces jointes dans les mails ou faire tout simplement le ménage dans ses fichiers. Il y a, par exemple, le “clean walk” (ndlr : une marche pour la propreté) dans le village avec le Conseil Municipal des Jeunes ; on pourrait faire pareil avec nos clouds en supprimant les fichiers dont on ne se sert pas et lancer une  « clean clouds » citoyenne. 

C’est de l'acculturation, de la sensibilisation et de la formation dont on a besoin pour montrer que chacun peut faire des choses à son niveau. Tous les citoyens pourraient avoir des idées et les mettre en pratique. Les bénéfices sont doubles : on est aligné avec nos valeurs et, en plus, on fait des économies !

Selon vous, quelles seraient l'organisation et la méthode idéale pour définir et mener un plan d’action efficace pour un numérique responsable ?

Dans ma commune, ça serait idéal qu’une association spécialisée prenne en charge le numérique responsable. Ce sont des citoyens actifs ; ils pourraient mener des campagnes et faire des salons. Je suis très impliqué dans la mairie, mais je n'ai pas pensé à leur demander de faire plus de numérique responsable. C’est pourtant quelque chose que j'aimerai faire. 

Peut-être que la mairie et les collectivités doivent donner l'impulsion, mais que ce ne sont pas elles qui doivent mener les actions de la feuille de route. Il faut peut-être voir les EPCI et communes comme des pilotes qui lancent des projets et donnent ensuite la main aux meilleurs interlocuteurs possibles. Sur mon territoire, ça sera une association, mais, dans une autre commune, ça peut être un conseiller délégué, peut-être un adjoint, l'EPCI ou encore un autre acteur local. Bref, il peut y avoir un élu qui impulse, mais il y a surtout un groupe de citoyens concernés et convaincus qui peuvent agir.

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